Publié dans citation, poème

Au dernier soir sur cette terre

« Car si je meurs
J’aurais honte des larmes de ma mère
Si un jour je reviens
Fais de moi un pendentif à tes cils
Recouvre mes os avec de l’herbe
Qui se sera purifiée à l’eau bénite de tes
chevilles
Attache-moi avec une natte de tes
cheveux
Avec un fil de la traîne de ta robe
Peut-être deviendrai-je un dieu
Oui un dieu
Si je parviens à toucher le fond de ton cœur. »

Mahmoud Darwich, Au dernier soir
sur cette terre.

(Traduction d’Elias Sanbar)

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